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dernière modification 27-août-2010

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 «  Ce voyage en Afrique dont je veux vous parler, ce n’est pas cette merveilleuse      Afrique où l’éléphant veille sur la savane,
où la girafe plonge son ombre dans le point d’eau, où l’on regarde un magnifique coucher de soleil en sirotant un jus glacé
sous la paillote.

           C’est une autre Afrique que j’ai trouvée et qui ne cesse de me surprendre. Celle où la vraie relation humaine s’établit dans la convivialité. Jamais je ne me suis sentie touriste. Une Afrique de la plaisanterie, du rire. Avec nos guides Alassane et Amadé, avec notre chauffeur Faustin, nous avons passé des soirées extraordinaires dans ces petits restos pas trop éclairés où nous avons goûté la nourriture locale.

          Nous avons partagé un petit bout de la vie des habitants : ce peu de confort au village, ces repas cuits au feu de bois, cette poussière, cette chaleur mais aussi la danse, la fête. Nous avons présenté nos condoléances à cette famille endeuillée, nous avons donné quelques coups de houe sur cette terre aride, porté des arrosoirs,
chanté avec les enfants de l’école. »                                

                                                                                   Marie-Anne

Je pourrais parler longuement du voyage, des visages et sourires rencontrés, des fêtes d’accueil dans les villages, des moments
passés à cuisiner de nouvelles saveurs ou de la journée à l’école de Goubré…

 C’est surtout ce qui m’habite au retour que je souhaite partager. Il y a, pour moi, un certain calme intérieur, un souhait de prendre
le temps pour vivre des rencontres, des moments en famille.

Donner ou redonner place aux cinq sens, voir le beau qui m’entoure, aller à la rencontres des saveurs et des odeurs, écouter,
toucher…que ce soit la nature, mes proches, les événements bons ou plus douloureux du travail ou des engagements.
 Vibrer à la vie et non «  fonctionner » parfois par routine et automatisme.

Prendre le temps, laisser plus de place à l’être qu’à l’avoir.

Arrêter de me prendre la tête et de me tracasser souvent inutilement. Arrêter de me laisser posséder par ce que je possède.

Je souhaite vivre avec honnêteté et respect l’énorme chance que j’ai d’être née au Nord de cette planète : ce cadeau n’est pas
à gaspiller.

 Voilà ce qui m’habite au retour d’un voyage hors du commun et qui ne laisse pas indifférent.

                                                                                 Bénédicte 

Heureuse de rentrer au bercail ? Non, pas tellement ! Temps gris, pluie, building, horaires stricts … pas de quoi être
enchantée ! Je me sens toute bizarre. Comme dit la chanson, je me questionne : « Et maintenant, que vais-je faire de tout
 ce temps ? Que sera ma vie ? » Enfin, cela reste passager car bientôt notre train-train quotidien reprendra le dessus.
 Cependant les souvenirs du Burkina me resteront dans la mémoire et, j’espère, mettront du soleil partout où il n’y en a pas.

                                                                Alison

Des stagiaires de l'entreprise de formation par le travail "au four et au moulin" de Mons :
 

Goubré : Accueil et traditions

Notre groupe « Magma Burkina » est arrivé au village de Goubré le vendredi 30 juin 2006 en milieu de journée. Un accueil chaleureux et surdimensionné nous attendait. En effet, plus de 1500 villageois dont certains venaient de concessions voisines et même plus éloignées s’étaient déplacés jusqu’à Goubré avec leurs représentants, c'est-à-dire, leur Chef de Village, Chef de Terre et Chef Fétiches. Nous sommes reçus dans la tradition: danses africaines, eau blanche (zomkom),don d’un poulet blanc qui scelle une amitié et collaboration sincère et durable.

Le Match de l’amitié

Un match de football a été organisé «Le Sud contre le Nord». L’ambiance et la bonne humeur  étaient présentes ; le score était sans appel 3-1 pour la Belgique.!! Le contact n’était plus à faire : belges et burkinabé ne faisaient plus qu’un! Enfin, le sport nous a rapproché, réuni, a brisé la glace et des affinités sont nées. On ne pouvait rêver mieux.

Le chemin de notre cœur

Nous avons vu et vécu des situations à la limite du supportable. La pauvreté, la maladie, la malnutrition, les odeurs,....Nous nous soucions de nous, mais cette expérience nous a appris qu'il y a plus malheureux, plus misérables. Pourtant, malgré toutes les difficultés affrontées au quotidien, nous y avons découvert un peuple chaleureux, toujours le sourire aux lèvres.

Quelle belle leçon d'humanité !

« Mais de quoi nous plaignons-nous? »
Nous avions l'impression que ces gens ne vivaient pas, qu’ils survivaient… La période durant laquelle nous sommes partis
correspondait à la saison des pluies; pourtant, il ne pleuvait pas. Les jours passaient et la famine menaçait. Les champs
étaient prêts, ils n'attendaient plus que l'averse. Les villageois étaient inquiets, car les réserves de nourritures seraient
bientôt épuisées, nous étions impuissants face à cette catastrophe et nous étions tristes de laisser derrière nous, des
personnes que nous avions appris à connaître et auxquelles nous étions beaucoup attachées. La séparation a été très
difficile, on se sentait coupable de laisser nos  amis face à leur sort.


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