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Séjour au Burkina. Février 2009 |
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Je pourrais parler longuement du voyage, des visages et sourires rencontrés, des fêtes d’accueil dans les villages, des moments passés à cuisiner de nouvelles saveurs ou de la journée à l’école de Goubré… C’est surtout ce qui m’habite au retour que je souhaite partager. Il y a, pour moi, un certain calme intérieur, un souhait de prendre le temps pour vivre des rencontres, des moments en famille. Donner ou redonner place aux 5 sens, voir le beau qui m’entoure, aller à la rencontres des saveurs et des odeurs, écouter, toucher…que ce soit la nature, mes proches, les événements bons ou plus douloureux du travail,ou des engagements. Vibrer à la vie et non « fonctionner » parfois par routine et automatisme.
Arrêter de me prendre la tête et de me tracasser souvent inutilement. Arrêter de me laisser posséder par ce que je possède. Je souhaite vivre avec honnêteté et respect l’énorme chance que j’ai d’être née au nord de cette planète : ce cadeau n’est pas à gaspiller. Voilà ce qui m’habite au retour d’un voyage hors du commun et qui ne laisse pas indifférent.
Bénédicte Montariol
Un voyage comme on n’en fait pas souvent Ce voyage en Afrique, Afrique de cœur, Afrique au cœur dont je veux vous parler, ce n’est pas cette merveilleuse Afrique où l’éléphant veille sur la savane,où la girafe plonge son ombre dans le point d’eau,où le bitume a pris la place de la piste poussiéreuse et où l’on regarde un magnifique coucher de soleil en sirotant un jus glacé sous la paillote. C’est une autre Afrique que j’ai (re)trouvé et qui ne cesse de me surprendre. Celle où la vraie relation humaine s’établit, celle de la convivialité ;jamais nous ne sommes sentis comme de vrais touristes. Une Afrique de la plaisanterie, du rire ;avec nos guides Adama,Alassane et Amadée,nous avons passés des soirées extraordinaires dans ses petits restos,pas trop éclairés où nous avons goûté le to qui « calle » avec de la « soss » parfois trop pimentée par certains. Et c’est la larme a l’œil, que je me suis assise au même rang que le chef du village quand nous avons été accueilli avec danses, et allocutions, Quant a leur vie de chaque jour, nous en avons partagé un petit bout ce:peu de confort,ces repas cuit au feu de bois et qui calle,cette poussière, cette chaleur mais aussi la danse,la fête. Nous avons été présenté nos condoléances à cette famille endeuillée,nous avons donné quelques coups de houe sur cette terre aride ,porté des arrosoirs,chanté avec les enfants de l’école et même supporter ces petits footballeurs aux pieds nus. Mais il faudrait de l’eau…de quoi manger à la cantine de l’école….de quoi .pouvoir continuer l’alphabétisation….il faudrait… Et nous voilà impuissant mais riche d’un nouvel enseignement de vie. On se rend compte que l’on ne repartira pas sans oublier. C’est alors que des cadeaux,des adresses ,des sourires vous sont glissés, que des paquets à remettre emplissent nos bagages . On n’en revient jamais vraiment tout a fait de cette Afrique ; cette terre rouge qui vous collent aux chaussures et cette poussière des pistes qui se glissent dans vos vêtements.
C’était un voyage comme on n’en fait pas souvent…… Marie Anne
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